À la vie à la mort

Chapitre 14

« C'est mieux comme ça »  ! Comment osait-elle… si c'était mieux elle morte, pourquoi ne la laissait-elle donc pas mourir ? Son dragon lui permettait de voir l'état de son corps, complètement détruit, en morceaux épars, et elle vivait toujours ! Elle aurait dû le faire regarder, elle aurait vu qu'elle tenait la mauvaise personne ! Mais le pire était l'aveu d'Usagi. Elle savait que c'était mieux pour elle, mais elle s'était accrochée jusqu'à la fin et maintenant elle ne pouvait plus rien tenter !
Elle avait donc abandonné le navire. Ce crâne ne la mènerait nulle part, bien qu'elle l'habite toujours tout son esprit allait à contrôler celui du dragon. Il avait gagné en force, mais sa résistance plia sous le poids de son âme de loin plus évoluée. Elle se sentait parfois, comme un insecte tentant d'échapper à la main.
Avec ce nouveau corps, elle avait retrouvé toutes les sensations qu'elle en venait à oublier. La faim, la douleur, la fatigue, elle n'avait pas réalisé l'avoir ainsi malmené. Elle se reposerait avant d'attaquer. Elle se posa dans son appartement et contempla la blancheur irisée de son corps. Ce qu'il lui restait était tout de même une arme redoutable. Elle évita la chambre à l'odeur fétide qui la dérangeait maintenant et s'endormit rapidement dans le salon.


« Usagi, il faut qu'on parle ! "
L'interjection de sa mère importuna la jeune fille. Elle était pressée ! « Maman ! Je vais être en retard pour l'école !
- Ne sois pas idiote, on est samedi !
- Vraiment ?
- Vraiment. Et tu ne te défileras pas aujourd'hui, tu vas me dire ce qui se passe.
- Quoi, ce qui se passe ?
- Ne fais pas l'idiote avec moi ! Cette femme était là avant-hier, la même qui m'a coupée. Je me fiche d'où elle a trouvé cette animal, mais c'est ta fenêtre qu'elle a attaquée, et crois-tu que je n'ai pas remarqué les brûlures sur ta main ? Qu'est-ce que tu as fait pour te ramasser des ennemis pareils ? Heureusement que Sailor Moon était là sinon…
- Heu… elle… elle croit que je sais qui est Sailor Moon et veut me faire parler ! Bien sûr je ne le sais pas.
- Je sens que ce n'est pas toute la vérité, mais je ne la saurai jamais toute, hein ? Là, ne me mens pas, je veux la vérité : tu ne fais rien pour te mettre en danger, n'est-ce pas ?
- Non. Et toute cette histoire c'est fini !
- Bien, voilà enfin une bonne nouvelle ! Va donc te changer, tu salis assez vite tes uniformes sans les porter les fins de semaine. »
Elle remonta à sa chambre et enfila le premier ensemble à portée de la main puis ressortit sans déjeuner, courant vers le parc. L'air était frisquet et son petit manteau l'en protégeait mal, mais ça ne la tuerait pas. Elle arriva, rejoignant Ami.
Elle savait très bien en partant qu'il n'y avait pas d'école, mais elle s'était attendue à des ennuis avec sa mère et celle-ci insistait moins lorsqu'elle agissait un peu stupidement. « Qu'est-ce que tu voulais dire, tu crois qu'on n'en a pas fini ?
- Je t'ai scannée hier. Tu transmets toujours de l'énergie, Makoto vit toujours.
- Vraiment ? Elle va peut-être se venger !
- Non. Tu vas sortir ton cristal et faire exactement ce que je te dis, ça va débrancher ton énergie d'elle, elle mourra.
- Mais c'est hors de question !
- Même si elle pouvait encore faire quoi que ce soit, tu ne peux pas la forcer à vivre dans cet état, c'est inhumain !
- C'est temporaire !
- C'est temporaire pour combien de temps ? Oui je veux que tu la tues, comme je voudrais que tu me tues si c'était moi !
- Rei t'a convaincue, hein ? C'est elle ! Bien elle ne mourra jamais, d'accord ? Jamais ! »
Elle voulut cracher sur Ami mais le vent rabattit le crachat sur elle, ce qu'elle ne remarqua pas, occupée à lui tourner le dos et quitter sans un mot de plus, en souhaitant ne jamais revois ses traîtresses d'amies. Elle s'enferma dans sa chambre, décidée à ne plus parler à personne de la journée.


Minako était la seule à ne pas s'être mis Usagi à dos. Prétextant une sortie à trois avec Mamoru au centre d'achats, elle la forcerait à reparler à ses deux premières alliées. Vu sa jalousie, Usagi ne pouvait que mordre à un appât pareil. Ce plan fonctionna à merveille. Usagi oublia quelque peu sa colère et sa tristesse pour une sortie avec Mamoru. Cependant, sa mine s'assombrit considérablement en voyant les deux invitées inattendues. « Tiens, on laisse encore ces choses là se montrer en public ?
- Usagi, objecta Mamoru, ne commence pas sur ce ton.
- Parce que toi, tu supportes ces assassins ? Qu'est-ce que vous avez tous, vous n'avez pas de conscience ?
- Écoute, j'étais occupé dernièrement, mais elles m'ont tout raconté. Tu me fais un peu peur, tu sais ? Est-ce qu'à rester avec toi, je risque que tu me fasses une chose pareille ?
- Voyons ! Mais je… je…
- Tu me laisserais mourir ?
- Bien sûr que non ! Mais je trouverais le moyen, ça c'est sûr !
- Comme tu en as un pour Makoto ? Je la comprends de s'être retournée contre toi, si c'est ce que tu fais à ceux que tu aimes, je ne sais pas ce qui me retient !
- Comment peux-tu dire des choses pareilles ? C'est l'ennemi, hein ? C'est lui qui vous contrôle ?
- Excusez-moi, fit une voix grave légèrement éraillée et inconnue, si vous n'avez pas l'intention de baisser le ton, je pourrais vous demander de partir ?
- De quoi vous vous mêlez, vous ?
- Usagi, siffla Minako en désignant les autres clients du casse-croûte où ils s'étaient rencontrés, tu veux bien, on est en public !
- Bon, d'accord. Mais si vous avez toute votre tête, pourquoi vous tenez tant à me voir alors que vous êtes… vous…
- Écoute, dit Rei d'un ton autoritaire, qu'elle vive ou pas on ne veut pas que Makoto te tue. Il faut te protéger. Et si tu passes ton temps à te sauver pour ne pas nous parler, qui va te protéger ?
- Je n'ai pas besoin qu'on me protège ! C'est parce qu'elle m'a protégée que Makoto est morte, souvenez-vous-en ! »
Elle avait à nouveau élevé la voix, mais pas au point de crier et malgré elle, sa gorge s'était serrée le long des derniers mots. Quelques secondes passèrent dans le silence.
« Usagi, demanda Ami, C'est encore parce que tu te sens coupable ?
- Non, ce n'est pas ça…
- Il doit bien y avoir quelque chose, et comme je te connais ce n'est pas juste pour avoir raison.
- Je sais qu'elle souffre mais…. Je ne peux pas. Je n'en serais jamais capable ?
- Je sais ce que tu veux dire, dit Rei d'un ton plus doux que précédemment. J'ai déjà eu un hamster quand j'étais petite. Un jour j'ai fait tomber un livre sur lui, il est devenu paralysé. Mes parents étaient en colère et ils n'ont pas voulu s'en mêler, il fallait que je le tue parce qu'il ne pouvait même plus manger, et finalement il est mort de soif, je n'ai jamais été capable de le tuer. Il a souffert deux jours pour rien. Ce n'était qu'un petit rongeur ridicule et je ne l'aimais même pas, mais ça m'a fait pleurer pour une semaine, alors j'imagine ce que c'est avec Makoto !
- Dites donc, reprit l'employé qui les avait interrompus par avant, je n'ai rien compris à ce que vous racontez, mais si vous devez tuer votre chienne le vétérinaire peut vous faire ça, c'est plus facile et ça vous évitera de faire partir mes clients.
- Merci du conseil, hésita Usagi, on va partir, ne vous en faites pas, on a presque fini. »
En fait, seul Mamoru avait acheté des frites du casse-croûte et il y avait à peine touché. Ils quittèrent et il la donna à Usagi qui en fut ravie bien qu'elle fut déjà froide.
« Avec vous à mes côtés, dit Usagi après avoir consciencieusement vidé le carton de frites, je vais être capable de le faire, pour Makoto. Ami, tu avais dit que tu savais comment faire ?
- Oui. On est trop loin en ce moment, retournons dans le quartier. »


Makoto fut réveillée par un étrange éclat d'énergie. c'était indéfinissable, ce sens appartenait au dragon et les siens l'avaient considérablement brouillé, mais une telle puissance ne pouvait appartenir qu'à une personne.
Elle secoua sa tête douloureuse, ignorant bien que durant son sommeil le dragon avait été en contrôle et passé des heures à frotter le sommet de son crâne contre le coin du mur dans l'espoir d'en arracher le bâton de transformation qui l'asservissait, étira ses membres courbatus et se souleva. Malgré la faim qui lui donnait des vertiges, elle irait avant tout tuer Sailor Moon, puis elle absorberait l'énergie essentielle de la première proie venue.
Voler ne lui demandait guère plus d'efforts que marcher et ce fut avec un certain plaisir qu'elle quitta une fois de plus sa fenêtre. Elle n'eut pas la chance des autres fois et on la vit, mais si elle réussissait, elle n'aurait plus besoin de se réfugier chez elle de toutes manières. Il fallait que ce combat soit décisif.


Loin des regards, derrière le temple, les guerrières s'étaient transformées. Moon hésitait toujours mais était décidée à en finir avec cette histoire. Le cristal d'argent brillait entre ses mains et elle sentait un certain soulagement physique à mesure que son énergie se détachait de celle qu'elle animait. Ailleurs, Makoto s'endormirait sans savoir ce qui se passait.
Elle termina sans encombres et Ami prit plusieurs lectures sur son ordinateur. « Ça a fonctionné, Usagi, tu ne transmets plus d'énergie… Mercure fit une pause et fronça les sourcils : Quelque chose ne va pas. Il y a une autre source.
- Une autre source ? répéta Moon.
- D'énergie. La tienne la masquait, c'est… Jupiter. Elle la tire directement de sa planète !
- Elle veut mourir, pourquoi elle ferait ça ?
- Pour se transformer, je crois. Si elle perdait sa transformation elle mourrait aussitôt.
- Il faut le lui dire, alors.
- Ce ne sera pas facile. Il faut la retrouver, on peut la retracer avec son énergie mais elle doit être à la morgue en ce moment, ça va être compliqué… Puis elle est aveugle et l'explosion l'aura sans doute rendue sourde, comment on lui fait comprendre ce qu'elle doit faire ? »
Moon soupira devant cette nouvelle complication. Elle n'eut cependant pas le temps de se plaindre car les éléments intervinrent. Un élément en fait. Sans plus d'avvertissement qu'un discret bip d'alarme de l'ordinateur de Mercure, un brûlant jet de flammes dispersa le groupe dans un commun cri de surprise. Vénus éteignit une mèche de cheveux enflammés avant que le feu ne se répande au reste de sa chevelure mais ne porta pas plus attention à la mèche roussie et nauséabonde qui en resta, ce n'était pas la première.
Makoto ne le montait pas cette fois, mais le grand dragon blanc les attaquait tout de même. Vengeance sans doute, il était après tout l'entité prisonnière, ou alors Makoto avait toujours un moyen de le contrôler. Sailor Mars ne perdit pas son temps en questions : « On ne m'attaque pas avec mon propre pouvoir, tu vas le payer ! Burning Mandala ! »
La puissance et la précision de son tir ne furent égalées que par l'agilité de la créature qui l'évita. Cet ennemi avait toujours eu la vitesse pour atout, il fallait trouver un autre moyen de le déjouer. Ce n'était pas ses pouvoirs qu'il fallait appeler. « Usagi, le cristal, cet animal est fait d'énergie, ça va avoir beaucoup d'effet ! »
Sailor Moon obéit et le dragon arrêta aussi sèchement que s'il avait rencontré un mur. Avec un soulagement évident, elle força la dose pour écourter le combat. Il tourna la tête, fixant le point dont toute la lumière émanait. Il ne semblait ni souffrir ni lutter, comment pouvait-il résister à ce pouvoir ? Il descendit enfin, mais je tombait pas. Il plongeait vers elle, la gueule grande ouverte, à une vitesse dangereuse. Elle plongea sur le côté, lui échappant de justesse, et lui redressa au dernier moment, ne frôlant le sol qu'assez pour soulever des gravats.
« Ce n'est pas grave, dit Mars pour la rassurer, on essaiera autre chose.
- Oui c'est grave ! Il a avalé le cristal d'argent ! »
À ces mots, tous les yeux passèrent du point où ledit cristal s'était trouvé à la bête fabuleuse qui s'élevait verticalement sans une sorte de triomphe. Ses écailles s'irisèrent d'une lumière surnaturelle, se lissant à mesure que la peau se tendait, perdant les plis qu'imprimait sa maigreur. Ses flancs creusés s'arrondirent, ses muscles se gonflèrent, puis tandis que la lumière croissait au point de faire mal aux yeux, il grandit davantage. Il cessa vite sa croissance démesurée mais la douleur qui pliait en deux Sailor Moon prouvait qu'il absorbait toujours la cascade d'énergie du cristal.
Le dragon cracha à nouveau un jet de feu. Cette fois, si les guerrières avaient été effleurées elles n'auraient pas eu que des cheveux roussis et quelques rougeurs sur la peau. Le sol même fondit en une flaque rougeoyante, des masses de gravats soufflés transformés en projectiles incandescents. Ceux-ci les épargnèrent mais si les arbres et l'herbe n'avaient pas été si humides c'est tout le boisé qui y passait. C'était aussi une terrible menace, promesse d'une mort instantannée mais atroce.
Mars tenta de le repousser : « Rin Piou Thou Sha Kai Jin Retsu Sai Zen, Akuriou Taisan ! » Elle lança avec force un ofuda vers le monstre, mais celui-ci l'engloutit dans le feu de son ventre. Mars eut un mouvement de déception, mais il sembla que le charme fonctionnait en fait mieux à l'intérieur de la bête. Cette dernière eut une convulsion, puis s'éloigna rapidement comme pour fuir.
Elle ne se rendit pas loin. Après quelques secondes une intense lumière verte émana du sommet de sa tête et il revint, à nouveau plein de sauvagerie. « Usagi ! cria Tuxedo Kamen, Sur son front, regarde ! »
La lumière était émise par une petite étoile dorée qu'on voyait mal vu la distance. c'était le premier point faible potentiel que révélait l'ennemi, une pareille concentration d'énergie était une cible de choix. La lueur faiblit peu à peu, son éclat étant momentané. « Lovely Chain ! » Cette fois il était trop près pour s'écrater et pour ne pas recevoir l'attaque il fit un mauvais mouvement qui le jeta au sol. Il y glissa sans se blesser vraiment mais se retrouvant renversé par sa vitesse. Se remettre sur ses pattes lui prit du temps et les guerrières étaient prêtes à l'attaquer. Tandis qu'il amassait une infernale chaleur à jeter sur elles, les Sailor eurent tout le loisir de voir ce qu'avait pointé Tuxedo.
Une étoile, bel et bien faite d'or et ornée d'un disque vert frappé du symbole de Jupiter, dépassait au milieu d'une tache sombre de sang séché. Elles n'eurent pas de mal à y reconnaître un bâton de transformation. Diverses conclusions s'offraient, soit Jupiter, la femme ou la planète, contrôlait la bête, soit c'était le contraire, soit elle était indépendante et n'en tirait que de l'énergie, mais quoi qu'on en déduisait il fallait le lui arracher.
« Ami ! Ordonna Moon, Couvre-moi, je vais lui enlever ça ! » Sailor Mercure n'eut pas le temps de crier un « quoi ? » scandalisé, Moon était déjà devant le monstre qui exhalait déjà les gaz brûlants précurseurs du plus formidable brasier qu'il cracherait sans doute jamais. Ce fut de justesse qu'elle produisit un Shine Aqua Illusion prolongé et puissant qui rencontra la flamme devant la gardienne de la lune, se transformant en un épais nuage de vapeurs brûlant avec un grésillement assourdissant. Y mettant toute la puissance que contenait son corps, elle parvenait à assez refroidir la flamme pour en protéger Moon un certain temps, mais l'eau après avoir accompli sa tâche était si chaude qu'elle risquait de l'ébouillanter et le dragon bougeant sans arrêt ne lui facilitait pas la tâche.
Aux guerrières, cela parut une éternité, mais en fait la lutte de Sailor Moon contre le vent brûlant la fouettant ne prit que quelques secondes. Elle remonta dans une chaleur de plus en plus intense jusqu'à la tête du dragon et elle s'accrocha solidement aux premières écailles pointues de sa crête. Ce fut juste à temps qu'elle hissa ses jambes loin de sa gueule, car Mercure s'épuisait et son attaque se réduisit à un jet peu consistant et étroit, inutile.
Le dragon leva le tête et la secoua, si Moon n'avait pas eu la chance de trouver une excellente prise elle aurait été projetée dans les airs. Chaque fois qu'une de ses jambes glissait sur le côté de l'énorme gueule, d'un mouvement vif il tentait de l'attraper pour l'écraser entre ses mâchoires. c'était embêtant, elle avait besoin de ses deux mains pour se tenir, il lui en aurait fallu une de plus pour saisir le bâton de transformation.
Avait-elle le choix ? Elle transféra une main, puis les deux, à l'étoile dépassant de son crâne. Son corps ballottait maintenant, seulement retenu par quelques doigts horriblement douloureux de serrer un appui si étroit et dur. Sous l'effet de son poids multiplié par l'accélération, sa peau se fendit, un os céda, mais elle tint bon.
Le bâton commença à glisser, non de ses mains mais de l'os, malgré son doigt fraîchement cassé elle reprit une meilleure prise, ignorant la douleur, sur le manche exposé, prise qui se facilita d'elle-même alors qu'une longueur de plus en plus grande était dégagée. En deux secousses, le dragon la rejeta au sol, puis il se dressa pour lui donner le coup de grâce et… se détourna. Il posa son ventre sur le sol et son seul effort fut pour recracher le cristal d'argent, qui commençait à lui peser sur l'estomac. Il semblait maintenant docile et inoffensif. Les guerrières se gardèrent d'attaquer et se ruèrent vers Sailor Moon.
Elle gisait, les mains et les genoux en sang et le corps couvert de brûlures graves, étourdie par le choc et gémissant de douleur, mais sa vie n'était pas en danger. À côté d'elle, le bâton de transformation de Jupiter était placé juste devant son regard. Le sang gluant recouvrant son manche et agglomérant la poussière du sol ne parvenait pas à cacher la lueur verte et opalescente se déplaçant par vagues dans le manche de l'artefact, le faisant sembler translucide. Peu à peu, la lueur s'estompait. Comme une fumée, elle montait en un mince filet pour disparaître dans l'air.
Quand toute la lumière fut enfuie, Sailor Moon tourna le visage dans l'autre direction, trop endolorie pour faire autre chose, et murmura à l'intention de ses amies : « Elle est libre, maintenant. »


Elle n'était même pas au bout de ses peines. Le dragon, bien que pacifique, devait être renvoyé dans son univers et elle devait se transformer avant qu'on la voie. Puis ses blessures devraient être traités, quelle histoire inventer ? En somme, ce n'était pas très grave, pas après leurs autres ennuis. Rei avait raison, un jour ou l'autre, Makoto leur reviendrait.

Épilogue