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![]() es guerrières extérieures étaient parfois difficiles à contacter… Parfois, elles se tenaient sur terre, et alors ce n'était pas trop compliqué, mais ce n'était pas le cas en ce moment, leurs tâches toujours un peu mystérieuses les retenaient en quelque lieu inconnu, Rei et Usagi étaient donc seules. Cette dernière pleurait sur les genoux de son amie, qui ne savait la réconforter. Rei et elle étaient réunies au temple, où elle venait de lui raconter le dénouement du jour précédent.
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de la petite bière. Elle avait bien mieux dont s'inquiéter. Aussi passionnant que, non pas une, mais trois vertèbres cervicales disloquées, dont une brisée, et quel suspense, d'attendre les prochains examens, qui détermineraient si elle avait la moindre chance de retrouver un jour l'usage de ses membres !
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poumons, ce qui la rendait au départ muette, puis le tube du respirateur passant entre ses dents l'empêchait de miment ses mots, ce qui aurait d'ailleurs été inutile, aucune de ses amies ne sachant lire sur les lèvres.
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![]() Ses deux amies avaient bien tenté de lui parler, utilisant la méthode classique des clignements d'yeux pour répondre, mais tout ce que ses yeux dirent était qu'elle pleurait, puis elle les ferma et ne les regarda plus. Elles étaient parties peu après, embarrassées. Maintenant, tandis qu'Usagi pleurait sur les genoux de sa dernière alliée, celle-ci croyait que ses larmes étaient destinées à celle que le malheur venait de frapper. Mais, alors que dehors le soleil commençait à se faire bas, elle avoua : « Je veux abandonner, Rei, je veux revoir Makoto, et Ami, même, et toi… il va te détruire aussi si je continue. Donnons-lui Vénus, il ne la rendra pas de toutes manières, on continuera avec une guerrière en moins. Le démon m'a promis que l'enfer serait meilleur que les limbes.
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- Comment peux-tu parler comme ça ? Tu nous as
convaincues de persévérer, et maintenant qu'Ami est condamnée, tu veux laisser tomber ? Plus tôt, peut-être, mais ce n'est plus d'une vie qu'on parle, il y en a trois en jeu.
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Minako… c'est exactement pour elle qu'on continue ! Toutes ces attaques sont de vulgaires hallucinations, tu vas nous laisser détruire par elles ? Je n'abandonne pas, fais ce que tu veux, je les sauverai moi-même, dans ce cas !
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![]() décidèrent de se coucher, étirer le jour ne ferait que réduire les chances qu'il se passe sans attaque du démon. Rei put se permettre un sommeil paisible sur presque toute la durée de la nuit, ce qu'Usagi égala presque. Mais, à peine quelques minutes passées minuit, elle eut le malheur de se mettre à rêver.
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brise. Puis… il arrivait.
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vrilles d'étranges lianes ligneuses poussant du sol même et enserrant peu à peu son corps d'anneaux rêches. Elles s'emparèrent de ses jambes et les maintinrent ouvertes. Mamoru la regardait de haut, une grimace cruelle sur les lèvres.
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tentacules desséchées et pourries hérissant sa tête de leur courbe disgracieuse. Sa mâchoire sembla s'élargir, étirant la peau jusqu'à ce que celle-ci s'arrache au niveau du menton, se transformant en deux horribles mandibules bordées d'aiguilles, entourant un trou béant qui était sa gorge d'où pendait une longue langue bosselée, come pleine de pustules, dégouttante d'une salive blanchâtre et qui ondulait lentement, comme cherchant une cible.
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en somme la même, en y ajoutant des griffes au bout des doigts, puis d'autres à chaque jointures, enfin certaines pointant n'importe où comme les hideuses difformités qu'elles étaient. Une étrange crête dentelée bordait ses avant-bras. De son dos, se tordaient une quinzaine de tentacules semblables à sa langue, mais toutes ces monstruosités s'effaçaient, n'étaient que détails face au membre le plus horrifiant qu'elle eut jamais vu, planté au milieu de son entrejambe.
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sèche, crissante, dans quelques minutes tu me supplieras de continuer. »
Contrairement à ses attentes, connaissant le démon pour son sadisme, elle ne ressentit qu'une douleur minime, sans rapport avec la taille odieuse du phallus qui aurait dû lui déchirer le ventre. Au contraire, la sensation physique était semblable à ce qu'elle ressentait avec Mamoru, cependant elle ne l'accueillait qu'avec dégoût, et pour son esprit c'était une atroce souffrance. Elle se concentra sur la douleur, pour distraire son corps qui voulait jouir de cette abomination.
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Cet abject plaisir prenait toute la démesure qu'avait prise la douleur lors de son dernier cauchemar, sans que toute l'intensité du monde ne parvienne à le rendre agréable, au contraire. En plus de l'humiliation et du dégoût, une perception trop claire de l'objet enfoncé dans son abdomen, de sa démesure et de la monstrueuse déformation qu'il imprimait à son corps, lui donnait une telle nausée qu'elle ne comprenait pas pourquoi elle n'avait pas déjà vomi.
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innommable jouissance qui faisait frissonner son corps la firent redoubler ses cris.
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donnes Vénus à mon maître et j'arrête tout de suite, ou je continue jusqu'à la limite de ta volonté, et tu la donneras toi-même pour que je n'arrête pas. Ne t'imagine pas un courage que tu n'as pas, ni homme ni femme ne m'a jamais résisté. Les plus forts une heure, j'ai déjà vu deux, mais très bientôt tu me supplieras de t'en donner plus, et tu l'auras. Tu es libre, je te dis. Cède maintenant, et tu jouiras de ta volonté et de ton libre arbitre, cède plus tard, et tu jouiras de cette délicieuse souffrance dont tu n'as eu qu'un avant-goût pour l'éternité. Je ne t'impose pas de choix, mais je te conseille le second.
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Les yeux du démon brillèrent d'excitation. « Ô petite guerrière, si tu savais comme tu te féliciteras de ce choix. »
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![]() veuille plus dire autre chose que oui. Elle aurait tout donné pour qu'un éclair la foudroie, qu'elle meure sans aller au bout de son avilissement, mais elle savait que ça n'arriverait pas. Vénus était perdue. Usagi était perdue. Rei s'éveilla dans sa chambre encore pleine de la noirceur de la nuit au son de sanglots courts et étranglés. Encore lourde de sommeil, elle s'assit et regarda autour d'elle, le dos douloureux après les trois quarts de la nuit passés couchée sur le sol, le lit étant occupé par Usagi. Quoi qu'elle puisse bien rêver, ça n'avait pas l'air agréable. La faible lumière de la lune suffisait à dévoiler les larmes coulant de ses yeux à ses tempes, mouillant ses cheveux, et son expression terrifiée, aussi pire que celle qu'elle affichait en se rendant à l'école un jour d'examen. Son corps se raidissait et
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frissonnait presque convulsivement, et dans un vague mouvement de fuite elle avait fini par repousser le drap à ses pieds.
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Rei l'entoura de ses bras, attendant qu'elle se calme tout en caressant distraitement son dos, couvert par ses cheveux si emmêlés par ses mouvements qu'ils ressemblaient à de la laine d'acier. Le temps que sa respiration reprenne un rythme normal, un grand cercle de larmes mouillait l'épaule de son pyjama, et Usagi ne semblait pas avoir fini d'en déverser.
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![]() l était près de midi quand Mamoru se leva. Il n'eut pas à s'habiller, c'était plus simple depuis qu'il avait découvert que porter les mêmes caleçons le jour et la nuit, sans en changer, ça ne piquait plus après une semaine. Bien sûr, pour ce faire il les lavait le moins souvent possible, pour ne pas avoir à supporter une autre semaine d'adaptation. Les retourner rallongeait leur autonomie, pourquoi la plupart des gens n'y pensait-elle pas ? Il suffisait de gratter pour estomper les marques brunes et on n'y voyait que du feu. De plus, il n'aimait pas laver les vêtements, c'était fatigant.
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l'illusion que l'ensemble devait avoir cette couleur, mais non des chaussettes assorties, car la croûte de crasse et d'aliments séchés qu'elles amassaient du plancher fonçait trop vite, il préférait des bas de laine gris. Quand il sortait, il enfilait un ensemble de jogging gris jauni, taché de sauces diverses, et de vieilles pantoufles de cuir qu'il avait trouvées en fouillant dans les poubelles de son voisin, ce qu'il faisait à chaque semaine depuis que cet idiot avait jeté une boîte pleine de magasines érotiques.
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n'était pas grave, tant qu'il payait son loyer, sa bière et son câble, il n'avait pas à travailler davantage. Il avait encore deux ans avant qu'on lui fasse des problèmes au sujet de ses sept millions de yens [note: plus ou moins 70 000$] de dettes d'étude, dont il n'avait pas remboursé le moindre sou. Belle perte de temps en vérité. Il n'avait pas besoin d'études pour conduire un camion entre quelques villes du Japon, et ça payait bien.
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s'arrangeant rapidement les cheveux de la main qui venait de le gratter.
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suivirent mais restèrent debout. Même Usagi devenait snob ? Elle devrait s'asseoir, de cette position il voyait à peine la forme de ses jambes au travers de sa jupe.
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en plaquant son visage contre le sien, ce serait un baiser dont elle se souviendrait, et puis ça excite toujours les filles, un homme qui embrasse bien.
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démon t'a ouvert les yeux, il aura au moins fait ça de bon.
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- Comment veux-tu faire ça ? Tu as déjà essayé, tu ne le trouves pas !
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- J'allais le proposer. Tu te tiendras prête au cas où le démon n'apprécie pas se sentir observé. "
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