Mission Artémis

Introduction:
Au cours du mois de novembre 1996, des étudiants en radioastronomie ont décelé une activité anormale venant de la région Mare Serenitatis. En mai 1999, Roger Ravenberg, enseignant, a communiqué les résultats à l'Agence Spatiale Canadienne. La mission Artémis a pour but d'enquêter sur le terrain sur le phénomène. Ce rapport contient les résultats de la mission.

Renseignements préliminaires:
Un signal électromagnétique a été émis pour une courte période de temps depuis la zone sud-est de la mer de la sérénité. Les étudiants en astronomie, dont l'identitée est inconnue, ont enregistré le signal pour un travail scolaire mais l'ont apparemment jugé inadéquat et abandonné. C'est en travaillant sur le réseau informatique de l'établissement que le professeur Ravenberg a découvert l'enregistrement. Une analyse peu poussée de l'onde a révélé une ressemblance frappante avec une modulation de fréquence encryptée. L'ASC a étudié le signal mais a malheureusement été incapable de le décoder. L'origine probable a été estimée avec une précision de dix kilomètres. Aucune mission spatiale connue n'était en cours à ce moment.
Afin d'amasser davantage de renseignements et s'assurer que le phénomène ne présentait aucun danger, l'équipe de la mission Artémis a été mise sur pied. Il a été décidé de ne pas mener cette mission en collaboration avec la NASA pour des raisons de sécurité nationale.
Les détails de l'analyse du signal et de la sélection du personnel sont disponibles dans le rapport 172.34.01a.


Marilyn Owen


Rick Welmount


Jane Rivett


Ioma Belmont


Peter Shortsleeve

La mission est partie le 24 août 2002 à 12:30. Le décollage s'est déroulé sans incident. La capsule a été placée en orbite puis propulsée en direction de la lune.
L'extinction d'un réacteur a interrompu la manoeuvre d'alunissage mais celle-ci a été reprise après le réallumage. Les causes de l'arrêt du moteur sont toujours inconnues.
Finalement, Peter Shortsleeve a pu descendre en sol lunaire.
La base a relevé plusieurs commentaires de l'équipage durant l'alunissage évoquant des formations géologiques improbables, « semblables à une ville », selon Ioma Belmont.

Les calculs de localisation du signal se sont révélées hautement précis. Comme on peut le voir sur la photo ci-contre prise immédiatement après la première sortie de l'équipe, des structures ressemblant à des ruines sont présentes à l'horizon.
Il a été convenu d'attendre deux journées avant de débuter l'exploration des ruines pour des raisons de sécurité, afin de profiter d'un meilleur éclairage solaire.
À proximité de la capsule, de nombreux débris ont été trouvés. Certains étaient indéniablement de fabrication artificielle. On voit ici Peter Shortsleeve se penchant pour prélever une barre qui après analyse se révéla être composée d'or massif.
Sur place, une onde porteuse semblable au signal reçu confirma que la mission était bien à proximité de la source. Celle-ci était cependant extrêmement faible, l'intensité qu'elle avait atteinte en 1996 reste toujours à expliquer. D'autres clichés des structures et de la mission sont disponibles dans le supplément 52.06.02b-1.
Quelques installations électriques ont été découvertes, cependant l'équipe ne disposait pas des moyens ni du temps nécessaires à analyser l'équipement découvert, en d'ailleurs fort mauvais état. Une quantité minime d'échantillons de toutes les matières a pu être ramenés, afin de respecter les limites de poids de la capsule lunaire. Une expédition prochaine prévoiera une plus grande réserve de carburant pour pallier à ce problème, ainsi qu'un meilleur équipement permettant les analyses.

L'image ci-contre représente la structure illustrée sur l'image ci-dessus, juste avant le départ de l'équipe pour l'exploration. La lumière solaire ne dément pas la ressemblance de la formation avec une ruine.
Seuls Shortsleeve, Owen et Belmont participent à l'exploration, la présence de personnel à bord de la capsule étant essentielle. Il apparait inutile de sortir un des véhicules lunaires de la capsule vu la courte distance à parcourir.
Il fait peu de doutes que les ruines sont bel et bien des traces de civilisation. Il est toujours impossible d'expliquer pourquoi avoir construit un palais ainsi que plusieurs infrastructures intérieures et extérieures sans précautions quant à l'absence d'atmosphère. Les membres de l'équipe ont constaté que l'architecture est semblable à celle des constructions anciennes sur terre, la pierre étant le matériau prédominant, et aucune trace d'un matériel assurant l'étanchéité n'a été relevée.
Suite aux découvertes subséquentes, la théorie d'une construction extraterrestre répondant aux besoins d'une race inconnue a été écartée. Il est possible que la cité ait été contenue sous une sorte de dôme, bien que les connaissances technologiques actuelles ne permettent pas d'expliquer quels matériaux ou fabrication permettrait de supporter la pression sur une surface aussi gigantesque.

Il a été décidé de planter le drapeau au pied des premières ruines. L'équipe suggérait de le hisser au haut d'une construction mais l'idée a été jugée risquée et irrespectueuse. Les briques que l'on peut apercevoir ci-contre sont faites d'un marbre de haute qualité portant des signes évidents d'érosion. Des échantillons ont été prélevés afin de déterminer quelles conditions, sur un satellite sans eau ni air, ont pu mener à une telle détérioration. Les analyses les plus concluantes sont évoquées plus loin dans ce rapport.
Les structures émergeantes des bâtiments étaient pratiquement toutes rasées, mais plusieurs sous-sols ont été trouvés en excellent état, hormis une quantité gênante de poussière infiltrée au cours de ce que l'on estime être des milliers d'années. Plusieurs fragments d'os y ont été trouvés, démontrant que quelques soient les conditions de vie d'une colonie lunaire, celles de sa fin ont été présumément violentes.

La première preuve évidente de la présence humaine sur la lune fut la découverte d'un squelette entier en excellent état. Shortsleeve a manifesté son malaise et choisi de retourner immédiatement à la capsule.
À en juger par la morphologie des os du visage et du bassin, il s'agirait d'une femme. Elle se trouvait étendue sur une colonne la plupart des os sont restés dans leur position originale. Vu l'impossibilité de ramener tous les restes, Owen a replacé ceux qui avaient été déplacés, par respect selon ses dires. La quantité de cadavres révélés par des fouilles très sommaires prouve que la cité a été détruite subitement; le palais s'est apparemment effondré sur ses occupants si on se fie aux éclats d'os trouvés au travers des décombres.
On ne peut pour le moment que spéculer sur les circonstances possibles de la catastrophe, mais avant de pousser plus loin l'exploration de l'espace il sera nécessaire de le déterminer pour mieux se préparer aux dangers potentiels.
En arrière plan, on peut voir Owen collectant des artefacts et objets usuels répandus sur le site.

L'objet qu'exhibe ci-contre Owen a été trouvé auprès des restes humains, au pied d'une colonne. Il semble s'agir d'une sorte de sceptre ou d'objet lithurgique vu la valeur des matériaux inclus dans sa fabrication et son absence apparente d'utilité, ce qui laisse croire que le fossile trouvé ait été une personnalité importante de l'ancienne société ayant habité la cité.
Il semble que les joyaux et métaux précieux de toutes sortes abondent sur la lune, ou au lieu d'origine du peuple qui a construit cette ville, car les bijoux et accessoires précieux abondaient parmi les ruines. L'architecture elle-même garde un aspect fastueux malgré son état de décrépitude avancée. Une exploration plus poussée du satellite permettra peut-être de déterminer d'où les «sélénites» tiraient leur nourriture et autres facilités, ce qui si ça se révèle possible accélérerait grandement la colonisation de l'espace.

Peu de documents écrits ont été trouvés vu l'état de dévastation de la plupart des bâtiments en surface, cependant on s'attend à en trouver davantage en fouillant les constructions souterrainnes. Une certaine quantité de texte a tout de même été prélevée, par exemple l'inscription présente surmontant l'ouverture d'une porte. On n'espère pas avec si peu de texte déchiffrer le langage des habitants, cependant une comparaison avec les langages terrestres a révélé que des tables portant des symboles à la ressemblance frappante avaient été trouvés dans plusieurs sites archéologiques japonais. La décryption des symboles a été confiée à une équipe de linguistes, aidés du travail de décodage déjà effectué sur les symboles japonais.

L'analyse des matériaux prélevés a non seulement donné les résultats attendus, confirmant par exemple une très ancienne érosion par l'eau, mais les a excédés. L'image suivante montre la coupe d'une pierre lunaire agrandie mille fois. On y voit clairement des chapelets de bactéries fossiles. Pour déterminer la taille du dôme ou autre moyen de retenir l'atmosphère, Shortsleeve a déterré une pierre à tous les dix mètres en s'éloignant du palais. L'analyse montre les mêmes traces d'érosion sur chacune d'entre elles, indiquant que toute la zone était incluse dans le dôme, ce qui lui fait des dimensions gigantesques. Plus encore, après une couche d'une dizaine de centimètres de poussière, une poudre plus foncée et granuleuse s'est révélée être de l'humus mêlé de restes encore décelables de racines et de tiges de plusieurs variétés d'angiospermes terrestres. Il semble que la capsule se soit posée au milieu d'un ancien jardin démesuré.

Suivi:
Suite au retour de la mission Artémis, le personnel de l'ASC redouble d'efforts pour explorer cette nouvelle face que nous révèle la lune. La NASA n'est toujours pas informée de l'existence de l'ancienne cité lunaire et les instructions sont de continuer à éviter l'interférence américaine. Une nouvelle expédition plus longue comprenant davantage d'astronautes est prévue pour 2004.