Les dessins  

Le bestiaire
Créatures fantastiques

La Sirène
Il se trouve des êtres rarement rencontrés par l'Homme, du moins par ceux qui survivent pour en parler. Il est dit que les sirènes, redoutables prédatrices, appellent de leur chant envoûtant les navires s'aventurant sur leurs eaux, pour les attirer sur des rochers où ils s'abîment. Les enchanteresses carnassières tiennent alors à leur merci les infortunés matelots, dont on n'a jamais entendu dire qu'un seul avait échappé à leurs crocs.
Or, même les plus redoutables créatures sont sujettes aux coups du sort. Cette terrible beauté de la mer, terrassée par le vaisseau même qui portait sa pitance, périt entre les mains de ses proies.

Gloire de la Géhenne
Loin des mondes connus de la terre, des mers et des cieux, se trouvent les merveilles qui hantent les légendes. Loin sous la surface, dans l'immense caverne de feu irriguée du magma terrestre, des bêtes à jamais inconnues des hommes vivent leur vie secrète.

Au bord du lac
Aux nobles créatures la postérité, tandis que ces bêtes qui n'ont ni la puissance du cheval, ni la férocité du taureau, ni la grâce de l'oiseau, se laissent oublier des contes de fées. Mais qu'à cela ne tienne, la fantaisie ne rend de comptes à personne.

Les fées
D'une fleur à l'autre, on les voit bourdonner. Elles sont une vraie plaie pour les abeilles, c'est sûr, mais on préfère les fées quand même. Bon, ce sont des insectes aussi, mais au moins, les fées ne piquent pas!

Ne pas cueillir les champignons
Sérieusement, il ne fallait pas cueillir les champignons. Dans un monde post-apocalyptique pratiquement désertique et radioactif, d'accord, quelques bolets c'est très tentant, mais justement! Ça n'a pas attiré que vous!

Le danse nuptiale
Les bêtes n'ont pas l'esprit pour la comprendre, et la puissance des dieux les sépare du désir de sa recherche, les Hommes seuls peuvent connaître la sagesse. Au septième et dernier niveau des mondes infernaux, l'enfer de Patala, on ne trouve ni mer de feu, ni âmes tourmentées. Dans une forêt fantastique parcourue de rivières claires et semée de cités merveilleuses, les dieux, démons et monstres connus de la sagesse hindoue voient passer leurs jours dans des délices vides de sens. Les Nâgas, serpents divins, gardiens des rivières et de leurs terres, trouvent parfois le temps se s'abandonner à l'appel de l'amour.


Le monde d'en bas
Manque d'irréalisme

Le train pour les États-Unis
Un voyage en train peut être long, mais heureusement, on peut apporter beaucoup de livres intéressants.

Pour 25¢
Sachez-le, c'est pour impressionner les filles qu'il le fait, car pour 25¢, ça n'en vaut pas la peine!
Le pauvre, s'il savait... car ce n'est que pour se moquer de lui que les petites filles lui lancent ces ridicules défis.

Sylvie Beaumont (portrait)
Qui sauf un artiste s'attend-t-on à trouver sur une falaise au bord de l'univers? Et celle-ci, a-t-elle eu besoin d'une toile, ou le cosmos même en tint-il lieu?

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Les enfers
Scènes et paysages

Le tiers des anges
La légende dit que le tiers des anges, avec Lucifer pour guide, se révolta contre un dieu qui se voulait sans égal. La bataille, acharnée, se conclut sur la défaite des insurgés, mais l'issue de la guerre, sans fin, dépendra peut-être, sait-on jamais, du camp où se rangera l'Homme.

Éden la nuit
Il était un monde primitif, à la vie grossière, où vivaient certains peuples. Son ciel jamais ne s'illuminait d'une étoile, et jamais on n'avait entendu parler d'un soleil. Pourtant on n'y connaissait pas les ténèbres, car c'est en elle-même que la vie contenait la lumière. Ceux qui, paisiblement, y habitaient, profitaient de ses dons sans crainte, ces terres trop jeunes pour avoir inventé le danger, et peut-être y vivent-ils encore aujourd'hui.

Le puits
Personne ne sut ce que vinrent faire ces gens étranges sur ce monde désolé. Personne ne vit sur leur passage les ténèbres se déchirer, et personne ne connut leur nom, car ils étaient repartis longtemps avant que ne naissent les premiers d'entre nous.

Ouest
Le couchant, au moment où la montagne le masque, brille entre les piliers érigés par un peuple inconnu, s'ils ne sont pas d'eux-mêmes sortis du paysage pour le compléter. Le village se laisse oublier un moment, invisible dans l'ombre de la montagne, avant que ne s'allument les lampadaires, rendant pour l'instant au panorama l'aspect primitif que la Terre, au mépris de la civilisation, n'a jamais oublié.


La démence
Morbidité gratuite

La peste
Au centre d'un cercle de désolation qui s'étend lentement, la Mort sous les traits d'une étrangère apporte l'aridité au sol, l'ombre au ciel, le poison aux eaux et la peste aux hommes. Celui qu'elle embrasse sera brûlé sous son seul toucher, et le souffle de ses lèvres attisera le délire de l'ultime agonie. Ne l'approchez pas, car elle vous désire, et c'est avec un innocent sourire qu'elle prendra votre vie comme on prend un amant.

Près du bar
Il est des endroits où vont ceux pour qui la vie est vide de sens. Là où le maquillage cache un âge qui vient sans sagesse, sans nostalgie de joies passées, le temps passe sans se vivre. Dans des lieux obscurs où la beauté se gaspille au profit de regards avinés, on regarde derrière soi et on n'y voit rien, et on sait un jour ne plus attendre davantage de demain, car on finit toujours par rencontrer un miroir qui nous montre ce que nous sommes.

Motif de gauche DT
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Motif de droite

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Les écrits

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